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 Chroniques du V

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Mr Vincent



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Date d'inscription : 08/01/2008

MessageSujet: Chroniques du V   Mar 8 Jan - 18:32

Voici l'histoire de Mr Vincent, entrecoupé de moment de sa vie. Ceci est bien entendu inconnu de tout le monde, si ce n'est Vincent lui même et les protagonistes de l'histoire...

Palais de Bokono, il y a quelques semaines...
Le Président fumait avec délice un cigare cubain au prix exorbitant. Tandis qu'il aspirait à grandes goulées pour faire prendre les feuilles de tabacs, il ne pouvait s'empêcher de sourire à l'idée que le peuple Bokonais qui payait cela, et qu'en retour, il ne devait rien... On frappa à sa porte et sa secrétaire y passa rapidement la tête. L'air faussement rassurée, elle dit d'un trait:

"Il est là"

Le Président failli s'étouffer avec la fumée, mais eu le reflexe de se reprendre et de faire signe à sa "maitresse" de laisser entrer le fameux invité. Elle ouvrit la porte, et un homme en costume, cheveux et lunettes noirs entra avec assurance. Sans qu'une seule expression ne transparaisse, il salua le Président brièvement, mais avec respect.

"Mr le President...
-Vous devez être... Mr Vincent?"



L'homme en noir regarda avec froideur la secretaire qui l'observait avec crainte avant de repondre:

"Certes...
-Bien, asseyez vous je vous prie..."

Vincent s'executa avec lenteur, comme si tout ses gestes étaient calculés pour dépenser le moins d'énergie possible. Le Président s'avachit dans son fauteuil, montrant une assurance qu'il ne devait qu'à sa situation. D'un claquement de doigt, il fit signe à la secretaire de disparaitre et de servir un whisky pour lui, et un verre d'eau pour Vincent. Elle disparu sans lacher Vincent du regard, comme obsédé par cet homme...

"Bien Vincent, je suis content que vous ayez pu venir, cela me comble de joie... Cigare?
-Je ne fume pas
-Vous avez tort, ce sont des havanes hors de prix. Voila un privilège de ma fonction: pouvoir se payer ce qui est hors de prix. Des cigares, le silence... tenez, vous aussi, je peux me payer vos services...
-Vous connaissez mes tarifs?
-Je pensais qu'un chèque comme ceci suffirait..."

Le président poussa un chèque posé sur son bureau vers Vincent. Sans bouger, ce dernier répondit:

"Rajoutez un zéro, et là, vous pourrez vous vanter de pouvoir vous payer n'importe qui..."

Désarmé, le Président se vexa d'une tel réponse. Il observa longuement Vincent, cherchant une réponse appropriée à lui fournir...

"Voyez vous, Vincent, je suis arrivé au pouvoir par une manière que vous occidentaux réprouvez. J'ai fait couler le sang Africain pour enfin réussir à devenir quelqu'un. Nous sommes pareil vous et moi. Nous faisons coulez le sang pour devenir quelqu'un. Mais ce dont je suis sur, c'est que l'on gardera une trace de moi dans les livres d'histoire, et que de vous, on ne retiendra rien. Et vous vous permettez de refuser mon chèque, comme si vous etiez le Président, ou moi la merde? N'oubliez pas votre place, freluquet!"

A ce moment, la secrétaire entra dans la pièce et commença à servir les rafraichissements. Le Président sembla fière de sa tirade et lança des regards à sa maitresse pour lui montrer qui était l'homme, le male dominant.
Vincent enleva ses lunettes de soleil et les rangea dans sa veste, et pris la parole d'une voix tranquille.

"Mr le Président, mon intention n'était pas de vous manquer de respect. Je connais votre histoire et celle de votre pays. Je ne suis pas juge, ce n'est pas mon travail, c'est celui de l'histoire. Je ne refuse pas votre chèque, je dis simplement qu'il y manque un caractère, ce qui doit être une faute de frappe, cela arrive à tout le monde...
Néanmoins, repris Vincent en se levant, je connais vos problèmes actuelles. Votre position anti américaine vous a attiré ses foudres, et vous craignez ses assassins. Votre peur est justifiable et je peux vous en guérir. Je n'oublie pas ma place, ne vous inquietez pas pour cela. D'ailleurs, je vais vous en faire la démonstration"

En un éclair, Vincent attrapa la sécretaire par le cou et la plaqua contre le mur. D'une autre main, il lui fit avaler le verre d'eau qui venait de lui être servit. Puis il la relacha et se s'essuya les mains avec un mouchoir qu'il prit dans la poche intérieur de sa veste.

"Mais que faites vous? Vous êtes fou? Hurla le dictateur
-Non Mr le Président. J'assure tout simplement votre sécurité. Je serais vous, je ne boirais pas votre whisky..."

Le Président porta le regard sur son breuvage, puis sur sa secrétaire. Celle ci commença à suffoquer, puis vomis une bile blanchâtre, avant de mourir dans un râle inhumain...

"Mais... Mais... Comment saviez vous?
-Je n'en savais rien.
-Mais... Vous n'avez quand même pas deviné qu'elle voulait me tuer d'un regard?
-Non, j'ai usé de déduction, et mon instinct a fait le reste. Au fait, Mr le Président, si nous reparlions de mon chèque?"


Dernière édition par le Ven 11 Jan - 18:56, édité 1 fois
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Mr Vincent



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MessageSujet: Re: Chroniques du V   Mar 8 Jan - 18:42

Chambre d'hotel de Bokono, il y a deux jours

Vincent était allongé sur le lit, vétu d'un simple pantalon et d'une chemise, ses lunettes posées sur la table de nuit. Il avait travaillé toute la journée sur la sécurité d'une ordure, et maintenant, il commençait à tomber de sommeil. Il ne risquait pas de faire des cauchemars, d'ailleurs, ce n'est pas les états d'âmes sur son travail qui l'empêche de dormir, mais généralement des voisins bruyants... ou un groupe de cinq hommes armés de Kalashnikovs qui font irruption dans sa chambre. Lentement, Vincent se releva en position assise et observa un à un les hommes. Surement des résistants Bokonais, qui n'avaient encore jamais tués. Mais apparemment, ils avait l'air déterminés. Une sonnerie de téléphone portable si fit entendre. Chacun s'observa, cherchant l'origine de la sonnerie. Vincent décrocha son téléphone, avec un léger sourire.

"Mr Vincent?
-Oui?
-Ici la Comtesse. Dites moi, j'ai un travail à vous proposer, j'ai parlé de vous à une bonne amie à moi, elle veut vous rencontrer, même travail que précédement, même tarif, êtes vous disponible?"

La seule réponse que l'interlocutrice eu fut le bruit des rafales de mitraillettes et des hurlements de douleur et d'agonie d'hommes. Puis ce fut le silence. Quelques seconde plus tard, une voix intelligible et calme se fit entendre, celle de Vincent:

"Oui"
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Mr Vincent



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MessageSujet: Re: Chroniques du V   Ven 11 Jan - 12:36

TOP SECRET - CIA

Rapport d'enquête préliminaire


Dossier N°453534
To: Mr Franck Spencer, Directeur CIA
From: James Brandt, agent

Mr le Directeur


Je porte a votre connaissance les résultats de mon enquête préliminaire. Après 18 mois d'investigation en Afrique et au Moyen Orient, il me semble détenir des informations susceptible de pousser une enquête de premier ordre.
Tout d'abord, je tiens a souligner que au cours de cette enquête, je pense avoir trouvé un lien entre les différentes affaires en cours, notamment les dossiers N°546247, le N° 677514, le N°714541 et le N°132165. Ce lien, Mr le Directeur, tient en un homme, un tueur à gage doublé d'un expert en sécurité. Après recherche, il se trouve que cet homme ne laisse aucune trace derrière lui et qu'il soit sorti de nulle part. Aucune empreinte, aucune photo, si ce n'est celle de sa silhouette prise par l'appareil photo d'une de ses cibles:

Cette photo est la seule que nous possédons. Il semblerait qu'il soit connu dans les milieux terrorristes, mais plus sous un contexte de rumeur, tant est si bien qu'il n'y a aucune preuve tangible de son existence, si ce n'est des témoignages peu valable.
Cependant, dernièrement, il est apparu au cours d'une mission d'un de nos agents au Bokono (N° de dossier: 676214) cet homme, ayant rendez vous avec le Président Hokomé. A son dernier contact radio, elle nous fourni un description détaillé que nos experts tenté de reproduire avec nos logiciels graphiques:

Cette homme semble à l'origine de la disparition de notre agent, et très probablement de cinq autres. C'est pour cela, Mr le Directeur, qu'à la lumière de ces évènements, je vous demande le déblocage de fond pour mener plus loin l'enquête.
Veuillez accepter l'expression de mes sentiments les plus dévoués.

James Brandt




Note du Directeur Spencer:
Mission refusé.
Ordre express du Président: Mr Vincent n'EXISTE pas.
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Mr Vincent



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MessageSujet: Re: Chroniques du V   Ven 11 Jan - 18:06

30 avril 1975, Saïgon

"Madame, vous devez partir, vite!"
Le soldat américain ne cachait pas son empressement et son inquiétude. Même plus: il était mort de peur. C'était la fin de la guerre, il le savait, mais les américains avaient perdus. Maintenant, ils devaient fuir comme des rats devant un chat.
Le soldat Emersson devait escorter la secrétaire de l'ambassadeur des Etats Unis jusqu'à l'hélicoptère. Mais celle ci montrait une réticence bien compréhensible: son fils.
"Mon fils, je dois aller le chercher!
-Vite Madame, vite!"
Le jeune garçon était à la fenêtre du grand salon de l'ambassade, regardant la foule de vietnamiens qui se pressaient au grille pour fuir un pays sombrant de le communisme. C'était là leur derniere chance de mener une vie normale, loin des malheurs qui n'allaient pas tarder à arriver...
"Nathan, je t'ai deja dit de ne pas te séparer de moi!
-Mais maman!"
Ce reproche n'avait pas de suite, il s'agissait pour l'enfant de montrer sa désaprobation qui n'avait aucun argument valable: il savait qu'il avait désobéit, mais après tout, c'était de son age...
"Vite, fit le soldat Emersson, par..."
Il n'eu pas le temps de finir sa phrase que la foule se précipitait déja vers le toit, comme une meute de loup vers une proie: l'hélicoptère.
"Par ici! fit le soldat en empoignant l'enfant"

Ils montèrent les étages les séparant du toit en jouant des coudes, en se battant bec et ongles contre des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards. L'humain en était réduit à son pur instinct de survie égoiste quand il s'agissait de se proteger soi-même et sa famille. Emersson arriva à l'hélicoptère, avec l'enfant sur ses épaules.
"Montez madame, il reste une place!"
La femme sauta dans l'hélicoptère et se retourna pour attraper son fils. Emersson tandis l'enfant mais un coup sourd le frappa en plein dans le dos. La foule sentait qu'il n'y aurait pas d'autres hélicoptères, et il était prêt a sacrifier un enfant pour la seul place qui restait. Emersson chuta à terre, se roulant en boule autour de l'enfant pour le protéger. En levant les yeux, il vit l'hélicoptère décoller sous les cris et les supplications d'une mère réclamant son fils...


"Elle est où maman?"
Le petit garçon ne comprenait plus rien. Le militaire l'avait emmené en dehors de l'ambassade en jurant de tout les noms. Il avait appris en quelques minutes tout les gros mots que sa mère lui avait pourtant interdit de répéter. Et cette fois ci, Emersson restait silencieux.
"Ecoute mon grand, je sais que tu va pas comprendre... mais on a des problèmes. Ecoute, on ne viendra peut etre pas nous chercher tout de suite... Alors pour etre discret, je vais te laisser chez un ami à moi... Tu seras sage?"
L'enfant n'eut pas le temps de répondre qu'Emersson le portait déjà vers leur nouvelle destination.
Nathan ne sut pas que ce fut la derniere fois qu'il vit sa mère...
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MessageSujet: Re: Chroniques du V   Ven 11 Jan - 18:31

Quelques années plus tard, près de la frontière chinoise

"Qi*! Qi! Viens ici!"
Nathan n'avait plus vraiment le prénom de ses origines. Huit ans avaient passé et il n'avait plus entendu parler anglais depuis. Il en gardait des souvenirs, mais maintenant il parlait mandarin et thailandais sans une pointe d'accent. Il vivait maintenant avec un couple de chinois vivant près de la frontière, dans la campagne profonde. Ainsi, il vécu sans rencontrer de personnes posant des questions inutiles. Les artifices utilisés pour le cacher étaient rustiques, mais efficace. Ses parents adoptifs étaient de braves gens, sans le sou.
"Qi, un monsieur voudrait te voir..."
Cela faisait 8 ans qu'il n'avait pas vu un occidental, le dernier était Emersson. Son père adoptif, qui était ami avec l'américain, lui avait appris qu'il fut tué dans la rue, piégé par une bande de vietcong trop heureux de trouver un GI seul et sans défense. L'homme était chauve, habillé en costume très classe, très propre, en noir avec une chemise blanche, et une cravate rouge. Il portait des lunettes de soleil, même à l'intérieur de la maison. En voyant Nathan, il sourit.
"Ce monsieur va t'emmener retrouver ta mère, elle t'attend en Amérique. Tu n'es pas content?
-... C'est toi ma mère.
-Non mon petit, fit la matronne touché par cette reflexion, ta vrai mère te recherche depuis des années...
-... Je ne veux pas partir..."
L'homme qui était resté silencieux tout le long de la conversation s'approcha de Nathan, toujours avec un sourire carnassier.
"Ecoute mon petit, ta mère a remué ciel et terre pour te retrouver. Imagine sa peine quand elle t'a perdu. Tu t'en souviens? L'helicoptère, la foule, ca ne te rapelle rien?
-Si, un peu...
-Tu n'as pas envie de la revoir?
-...
-Je te promets que tout se passera bien"



Nathan avait fait ses affaires très rapidement. Il n'avait pas eu le temps d'amasser grand chose, le capitalisme de son enfance n'avait pas court ici. L'homme le fit monter dans sa Jeep, et après de rapide adieu à ses parents, il fut emmené pour ne plus jamais les revoir, encore une fois...

"Au fait, c'est ma mère qui vous a envoyé me chercher? Vous êtes qui d'abord?"
L'homme démarra calmement la jeep, et apres quelques metres parcouru, il répondit:
"Non, ta mère ne m'a pas envoyé. Pour tout dire, elle est morte de chagrin, pensant que tu étais mort, elle a fini par se suicider, il y a de cela 4 ans. Et pour répondre à ta deuxieme question, je m'appelle...
Mr Vincent."



*Solitaire, triste, en mandarin
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Mr Vincent



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MessageSujet: Re: Chroniques du V   Sam 12 Jan - 18:20

hop, vincent supprimé, balle dans la tete, on en parle plus, background poubelle lol!
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