*Copie de la lettre lue par le Doc*Ma petite Sophie,
Je sais que tu m’avais demandé de n’employer ce canal que pour les situations urgentes. Prendre la plume pour t’écrire se révèle être un risque pour nous deux. J’aurai voulu avec toi retracer toutes nos heureuses années et les autres aussi. Mais le temps me manque.
Je suis heureux d’être ton père. Bien que tu puisse penser le contraire je suis fier de toi. Tu es pleine de courage et de vivacité. Tu me rappelle tant ta mère. C’est triste que tu ne puisse te souvenir d’elle. C’était une femme merveilleuse.
Tu m’a fais honneur quand j’ai découvert cette maladie qui me ronge. Reprendre mes « activités » a ma place n’était pas simple. Je me souviens quand tu a découvert comment je faisais pour nous mettre a l’abri du besoin. Tu savais que c’en peu conventionnel mais …
Ouvrir un coffre c’est un art, et il faut se tenir a la pointe tout le temps a tel point que même si je n’en pas dans un lit d’hôpital je pense que j’aurai du raccrocher aujourd’hui.
Je t’ai inculqué ce que j’ai pu. Tu as été une bonne fille et une bonne élève. Sans ce coup du sort, tu aurais sûrement fait une aussi belle carrière que moi.
Hélas-tu ne t’es pas assez méfiée de ceux avec qui tu travaillai. C’est peut être la seule règle que j’ai voulu t’inculquer et que tu n’a pas mise en pratique. Toi et moi avons une morale. Elle n’est pas partagée par tous. Nous sommes des voleurs certes mais nous sommes loyaux.
Tu t’es laissée piéger dans ce coffre avec beaucoup de preuves prête a être cueillie par la police. Après ce qui s’est passé je n’ai pas trop saisi, je crois que toi non plus. Les parents pensent toujours que leurs enfants sont spéciaux.
Il se trouve que tu étais vraiment spéciale. Tu m’a dis que tu n’en savais rien et je te crois. Je te connais assez pour savoir que tu n’aurai pas tué ce policier volontairement. J’ai discuté avec un ancien super héros qui se trouve dans le même étage que moi. Il m’a dit que parfois des gens comme toi passai leur vie durant a ignorer leurs capacités. Mais qu’une émotion forte pouvais révéler.
J’ignore si c’en la peur ou la colère, mais je trouve que c’est bien ce qui a du se passer. Peut être, enfin sûrement tu l’a a compris.
Ton procès n’a été qu’une mascarade. Il n’avait pas de preuves. Mais tu avais cet ami, Abdel Malik je crois. En pleine période de psychose a l‘attentat terroriste avoir un ami arabe et musulman pratiquant fausse tout le jugement porté sur une personne.
Ils t’avaient condamné a mort. Tu as réussi a t’échapper, avec tes nouveaux dons. C’est sur qu’électrocuter une femme qui manipule l’électricité n’est pas très malin.
J’ignore ou tu te trouves désormais. Je ne sais pas nous plus ce que tu y fait. Mais nous avions convenu que si c’était important je devais utiliser cette boite postale qui en renvoie que je ne connais pas. J’ignore a quel point tu t ‘es entourée de précaution pour ne pas être retrouvée, mais je dois te demander de revenir voir ton vieux père une dernière fois, ma petite étincelle de joie. Les médecins s’acharnent encore et me disent qu’il restent de l’espoir mais leurs yeux mentent mal.
Hâte toi, ou il sera trop tard.
Ton père.